L’Aigle s’est envolé – John Sturges

12 septembre 1943. Au terme d’une audacieuse opération, des parachutistes allemands libèrent Mussolini, retenu prisonnier dans un hôtel fortifié des montagnes italiennes. À sa descente d’avion, le Duce est accueilli par Hitler en personne. Cet exploit donne au Führer une idée encore plus folle : enlever Winston Churchill en Angleterre ! L’amiral Wilhelm Canaris (Anthony Quayle) rejoint précipitamment son bureau après une réunion avec Adolf Hitler. Il convoque aussitôt le colonel Radl (Robert Duvall) et le charge d’étudier la faisabilité d’une mission pour le moins périlleuse : capturer le Premier ministre britannique et le ramener à Berlin. Sceptique quant aux chances de réussite d’une telle entreprise, Canaris laisse néanmoins Radl relever le défi. Pour mener à bien cette opération secrète, le colonel doit désormais constituer une équipe à la hauteur de cette mission insensée…

Si L’Aigle s’est envolé en français, L’Aigle s’est posé dans sa version originale ! Qu’importe : le film est excellent, même si son décollage ne fut pas des plus simples. Le film est adapté du roman de guerre de Jack Higgins, dont Tom Mankiewicz signe le scénario. Fils du grand Joseph L. Mankiewicz et petit-fils d’Herman J. Mankiewicz, le célèbre scénariste de Citizen Kane (1941), Tom est issu d’une famille intimement liée à l’histoire du cinéma. Sa mère, Rose Stradner, actrice autrichienne découverte à Vienne par Louis B. Mayer, rejoint la MGM à Hollywood, où elle rencontre Joseph L. Mankiewicz. Tout semble donc prédestiner leur fils à embrasser une carrière cinématographique, et plus particulièrement à se consacrer à l’écriture. Après des études théâtrales, Tom Mankiewicz fait pourtant ses premiers pas sur un plateau comme stagiaire à la réalisation sur Les Comancheros (The Comancheros) de Michael Curtiz, en 1961, avant de devenir assistant de production.

Il écrit un premier scénario inspiré par le suicide de sa mère, centré sur les 90 dernières minutes de la vie d’une actrice. Mais aucun studio ne se montre intéressé. C’est finalement à la télévision qu’il fait ses premières armes comme scénariste. En 1968, il cosigne son premier scénario pour le grand écran avec Fureur à la plage (The Sweet Ride) d’Harvey Hart, une comédie sur le monde des surfeurs où l’on retrouve la délicieuse Jacqueline Bisset. Tom Mankiewicz se fait rapidement remarquer pour son sens du dialogue, son humour et sa manière d’articuler les scènes. Mais c’est finalement dans un autre domaine qu’il attire véritablement l’attention : le théâtre musical. Il signe le livret de Georgy, une comédie musicale qui, malgré son échec commercial à Broadway, obtient trois nominations aux Tony Awards, les récompenses américaines du théâtre.

Mais surtout, David Picker, directeur de la production de United Artists, et Albert R. Broccoli, le producteur des James Bond, assistent à l’une des quatre représentations de la comédie musicale. Séduits par l’esprit du livret, ils décident de confier à Tom Mankiewicz la réécriture de Les Diamants sont éternels (Diamonds Are Forever, 1971), qui marque le retour de Sean Connery dans le rôle de 007. C’est le début d’une longue collaboration avec la saga. Mankiewicz écrit ensuite Vivre et laisser mourir (Live and Let Die, 1973) et L’Homme au pistolet d’or (The Man With the Golden Gun, 1974), avant de retravailler le scénario de L’Espion qui m’aimait (The Spy Who Loved Me, 1977), sans être crédité au générique, puis d’apporter des modifications à celui de Moonraker (1979). Son écriture s’accorde parfaitement avec le style décontracté, volontiers ironique et si britannique de Roger Moore. Les films de cette période ont souvent été décriés pour leur ton désinvolte, leur violence et leur érotisme. Pourtant, le temps joue en leur faveur. Généralement contenus dans une durée inférieure à deux heures, ils cultivent un véritable sens du rythme, une imagination débridée et un humour omniprésent. Autant de qualités qui contribuent aujourd’hui encore à leur charme.

Tom Mankiewicz travaille ensuite avec Peter Yates sur Ambulance tous risques (Mother, Jugs & Speed, 1976), puis participe à la réécriture sur le plateau des Grands Fonds (The Deep, 1977), de nouveau avec Jacqueline Bisset, aux côtés de Nick Nolte et Robert Shaw. L’énorme succès du film contribue à asseoir sa réputation comme l’un des meilleurs script doctors d’Hollywood, ces scénaristes auxquels les producteurs font appel pour retravailler un scénario ou en améliorer les dialogues. Après avoir contribué à l’écriture de l’un des films catastrophes les plus marquants des années 1970, Le Pont de Cassandra (The Cassandra Crossing, 1976), Mankiewicz se lance dans l’adaptation du roman de Jack Higgins. Il achève un scénario qu’il considère comme le meilleur de sa carrière. La complexité des rapports humains, alliée à la tension d’un thriller sur fond de Seconde Guerre mondiale, séduit les producteurs David Niven Jr., Jack Wiener et Sir Lew Grade. Le projet attire également une distribution prestigieuse, séduite par la perspective de travailler sous la direction de John Sturges, légende hollywoodienne à qui l’on doit notamment Les Sept Mercenaires (The Magnificent Seven, 1960) et La Grande Évasion (The Great Escape, 1963).

Fort de ses succès hollywoodiens, John Sturges est engagé pour mettre en scène L’Aigle s’est envolé. Il a signé plusieurs classiques qui ont marqué l’histoire du cinéma, de Règlement de comptes aux Sept Mercenaires, en passant par La Grande Évasion. Habile à mêler les genres, notamment le western et le thriller, il semble être le réalisateur idéal pour donner vie au roman de Jack Higgins. Mais rapidement, les acteurs et l’équipe déchantent. Sturges se désintéresse du film et son implication laisse à désirer. Michael Caine, qui se réjouissait de travailler avec un vétéran d’Hollywood, est particulièrement déçu par son attitude. À 65 ans, le réalisateur n’est pourtant pas un vieillard, mais il semble avoir perdu le feu sacré. Son enthousiasme s’est émoussé et, désormais, seule la pêche paraît encore retenir véritablement son attention.

Les années 1970 ne sont guère heureuses pour le cinéaste. Il est écarté par Steve McQueen du tournage de Le Mans (1971), sur lequel les relations entre la vedette et le réalisateur se dégradent. Son alcoolisme lui avait déjà valu des difficultés sur le plateau de Joe Kidd (1972), avec Clint Eastwood. Autre mésaventure : Chino (1973), son dernier western et son cinquième film avec Charles Bronson. Six mois après la fin du tournage, le producteur Dino De Laurentiis réunit une partie de l’équipe et les acteurs pour tourner de nouvelles scènes, confiées cette fois à Duilio Coletti. Sturges connaît davantage de réussite avec Un silencieux au bout du canon (McQ, 1974), un néo-polar de bonne facture porté par John Wayne, dans la lignée de Bullitt (1968) et de L’Inspecteur Harry (Dirty Harry, 1971). Le réalisateur a cessé de boire peu avant le tournage, mais cela ne suffit pas à dissiper les réserves de John Wayne, pas plus que celles de Clint Eastwood lors de leur précédente collaboration. Sturges quitte L’Aigle s’est envolé à l’issue du tournage, laissant la production se débrouiller avec les rushes.

Anne V. Coates est une immense monteuse. Il ne suffit pas d’assembler des plans pour faire un film : encore faut-il faire naître une émotion de chaque prise. C’est en se mettant à l’écoute du jeu des acteurs qu’elle trouve le rythme juste, celui qui donne au film son souffle et sa cohérence. Elle fait ses premières armes dans les studios de Pinewood, en Angleterre, comme assistante du monteur Reggie Mills, collaborateur de Michael Powell et Emeric Pressburger. Sa rencontre avec David Lean marque un tournant décisif dans sa carrière. Ancien monteur lui-même, le cinéaste connaît l’importance de cette étape, où se construit véritablement le film. À 36 ans, Anne V. Coates possède déjà une solide expérience lorsqu’elle s’attaque au montage de Lawrence d’Arabie (1962). Ce chef-d’œuvre épique lui vaut l’Oscar du meilleur montage et l’impose parmi les monteuses les plus réputées de sa génération. Pourtant, elle ne retrouvera jamais David Lean. Sa carrière la conduit vers d’autres grands noms du cinéma britannique, parmi lesquels Jack Cardiff, Carol Reed, Lewis Gilbert, Jack Gold et Richard Attenborough. Elle travaille également avec Sidney Lumet sur Le Crime de l’Orient-Express (Murder on the Orient Express, 1974), David Lynch sur Elephant Man (1980), Milos Forman sur Ragtime (1981), puis collabore à deux reprises avec Steven Soderbergh.

Seule dans la salle de montage, Anne V. Coates se retrouve face à des kilomètres de pellicule et au scénario de L’Aigle s’est envolé. Comme à son habitude, elle se concentre sur le jeu des acteurs et choisit ses coupes en fonction de leurs interprétations plutôt que de la seule dynamique de l’action, tout en restant fidèle au texte de Tom Mankiewicz. Cette méthode lui permet de retenir le meilleur de chaque prise et de préserver, voire de renforcer, l’intensité de chaque scène. La matière ne manque pas. Chaque acteur compose un personnage singulier, parfois déroutant, qui apporte au récit une épaisseur et une ambiguïté particulières. Ces interprétations donnent au film une richesse qui compense le manque d’inventivité d’une mise en scène de John Sturges étonnamment terne. Le résultat est pourtant une belle réussite. Impressionné par ce travail d’orfèvre, Tom Mankiewicz n’hésitera pas à affirmer qu’Anne V. Coates a sauvé le film.

L’Aigle s’est envolé réunit une distribution quatre étoiles : Michael Caine, Donald Sutherland, Robert Duvall, Donald Pleasence et Jenny Agutter. Lorsque Donald Sutherland débarque en Angleterre, en mai 1976, il sort de deux expériences cinématographiques hors normes. Il vient d’incarner Casanova (1976) sous la direction de Federico Fellini et Attila, le fasciste, dans 1900 (Novecento, 1976) de Bernardo Bertolucci. Depuis 1974, l’acteur enchaîne les tournages en Italie, passant de l’univers baroque et fantasque de Fellini à la fresque historique et politique de Bertolucci. Deux sommets dans sa carrière, deux personnages radicalement différents, mais qui semblent avoir laissé leur empreinte sur son visage et dans son jeu. Sutherland conserve quelque chose du regard halluciné de ces deux films, une étrangeté et une intensité qui vont nourrir sa composition de Liam Devlin.

Sutherland compose un personnage étrange, une véritable crapule, provocatrice et imprévisible, mais néanmoins capable de sentiments. L’acteur propose à Sturges de développer la relation amoureuse de Devlin avec le personnage incarné par Jenny Agutter, afin d’enrichir sa personnalité et de lui donner une complexité susceptible de désorienter le spectateur. Le réalisateur se montre peu convaincu, mais Sutherland persiste et joue le personnage comme il l’entend. Il apporte ainsi au film une tonalité décalée, une étrangeté qui tranche avec le caractère spectaculaire de cette aventure guerrière sur fond de Seconde Guerre mondiale.

Jenny Agutter incarne Molly Prior, une jeune villageoise anglaise qui s’éprend de Liam Devlin, indépendantiste irlandais et espion au service des Allemands. Une passion réciproque qui vient brouiller les repères. Agutter et Sutherland donnent corps à deux êtres emportés par leurs sentiments, grâce à un jeu tout en gestes et en regards, d’une délicatesse qui donne une véritable épaisseur aux dialogues. L’alchimie entre les deux acteurs fonctionne admirablement. Jenny Agutter vient alors de quitter la tunique déchirée de L’Âge de cristal (1976), excellent film de science-fiction, pour endosser la robe de Molly Prior. Elle apporte à son personnage une sincérité et une fraîcheur qui humanisent le récit. Leur histoire d’amour ne ralentit jamais le film, contrairement à ce qui arrive parfois dans les films d’action, lorsque l’intrigue sentimentale semble plaquée sur le récit. Ici, la relation entre Liam et Molly participe pleinement à la tension dramatique et donne une autre dimension à l’aventure. Grâce à elle, L’Aigle s’est envolé n’est pas seulement un film de guerre : c’est aussi une histoire de passion, traversée par les contradictions de ses personnages.

Robert Duvall n’est plus qu’à quelques mois de s’envoler pour les Philippines, où Francis Ford Coppola s’apprête à tourner Apocalypse Now. Sa réplique culte, « I love the smell of napalm in the morning » (« J’aime l’odeur du napalm au petit matin »), prononcée dans la peau du lieutenant-colonel Kilgore, va bientôt entrer dans l’histoire du cinéma. Duvall connaît bien la rigidité de la hiérarchie militaire : son père était contre-amiral dans l’US Navy. Pour incarner le colonel Radl, l’acteur effectue de longues recherches sur Claus von Stauffenberg, l’officier allemand qui fut l’un des principaux artisans de l’attentat contre Hitler du 20 juillet 1944, connu sous le nom d’opération Walkyrie. Von Stauffenberg avait perdu l’œil droit et la main droite, ainsi que deux doigts de la main gauche, lors d’une campagne en Afrique du Nord. Le personnage de Radl emprunte ainsi certains traits physiques à cette figure historique, tout en demeurant fictif.

Le rapprochement est d’autant plus intéressant que Tom Mankiewicz choisit de réserver à Radl un destin comparable à celui de von Stauffenberg. Tous deux sont exécutés par les autorités allemandes, alors que, dans le roman de Jack Higgins, Radl est simplement arrêté pour haute trahison. Cette modification renforce la dimension tragique du personnage, mais elle permet aussi de rappeler que les protagonistes allemands du film ne sont pas présentés comme un bloc idéologique uniforme. En donnant à Radl une fin aussi brutale, le récit souligne les contradictions d’un homme engagé dans une opération criminelle, mais finalement broyé par le régime qu’il sert. Robert Duvall intègre les handicaps de son personnage jusque dans les gestes les plus anodins. Il suffit d’observer la manière dont Radl roule ses cigarettes d’une seule main pour mesurer le soin apporté à sa composition. Comme toujours chez Duvall, rien n’est laissé au hasard. Chaque geste participe à la construction d’un personnage crédible, jusque dans ses détails les plus infimes. Un travail de précision qui témoigne de son exigence d’acteur.

« Je n’allais pas refuser un autre film sur la Seconde Guerre mondiale dont le titre comprend le mot Aigle. » Michael Caine fait cette remarque lors d’une interview à l’occasion de la sortie de L’Aigle s’est envolé, en référence à Quand les aigles attaquent (Where Eagles Dare). Réalisé par Brian G. Hutton, ce film raconte lui aussi une mission commando, cette fois menée par des Britanniques chargés de délivrer un colonel américain détenu par les Allemands. Porté par Richard Burton et Clint Eastwood, ce spectaculaire film de guerre, sorti en 1968, rencontre un grand succès et s’impose comme l’un des titres marquants du genre.

« De tous les dirigeants du monde, Churchill est probablement le moins protégé, contrairement au Führer. » Colonel Kurt Steiner

Michael Caine incarne le colonel Kurt Steiner, commandant d’un régiment de parachutistes aguerris, rompu aux missions les plus périlleuses. Né en 1933, Michael Caine grandit dans le quartier de Southwark de Londres. Son père est porteur au marché aux poissons et sa mère cuisinière et de femme de ménage. Avant de se tourner vers la comédie, il exerce différents métiers, d’abord apprenti maçon, puis employé dans une boucherie. De son vrai nom Maurice Joseph Micklewhite Jr. , il participe à des représentations théâtrales en amateur avant de trouver un emploi d’accessoiriste. Il fait également de la figuration sur scène et suit, en parallèle, des cours de théâtre. S’ensuit une carrière modeste, menée cahin-caha entre les planches et la télévision. Issu d’un milieu populaire, Michael Caine va pourtant s’imposer avec une autorité singulière dans des rôles d’officiers, de gentlemen et de membres de l’aristocratie britannique. C’est le succès de Zoulou (Zulu, 1964), où il interprète le lieutenant Gonville Bromhead, qui va véritablement lancer sa carrière et faire de lui l’un des acteurs anglais les plus demandés.

En 1976, Michael Caine est devenu l’un des grands noms du cinéma et mène une carrière importante des deux côtés de l’Atlantique, enchaînant les tournages à un rythme soutenu. L’année précédente, il avait notamment tourné dans un chef-d’œuvre du film d’aventure, L’Homme qui voulut être roi (The Man Who Would Be King), de John Huston, aux côtés de Sean Connery. Pour L’Aigle s’est envolé, il endosse une nouvelle fois l’uniforme d’un officier, mais cette fois-ci allemand, et surtout rebelle à l’idéologie nazie. Dès sa première apparition à l’écran, Kurt Steiner s’oppose à un officier SS pour prendre la défense d’une déportée juive qui vient de s’échapper d’un convoi en Pologne. Un acte de désobéissance qui lui vaut, ainsi qu’à ses Fallschirmjäger, d’être affecté à une unité disciplinaire sur l’île d’Aurigny. Ce parti pris permet à la fois à Michael Caine de composer un personnage complexe et au film de déplacer son regard : il ne s’agit pas d’adopter le point de vue des nazis, mais celui de soldats allemands qui, sans adhérer à leur idéologie, se retrouvent engagés dans une mission particulièrement périlleuse.

Michael Caine est, comme toujours, excellent. Il compose Steiner avec une froideur et une retenue qui conviennent parfaitement au personnage. Il ne s’agit pas de le rendre sympathique, même si quelques traits d’humour viennent parfois nuancer cette rigueur. À peine a-t-il quitté l’uniforme allemand qu’il retrouve celui de l’armée britannique pour incarner le lieutenant-colonel J. O. E. Vandeleur, commandant du 3e bataillon des Irish Guards, dans Un pont trop loin (A Bridge Too Far). Cette superproduction réalisée par Richard Attenborough revient sur l’opération Market Garden, une vaste offensive alliée menée en septembre 1944 aux Pays-Bas occupés par les Allemands, qui se solda par un échec.

« Le film n’était pas mal, mais je m’énerve quand je pense à ce que cela aurait pu être avec le bon réalisateur. Nous avions commis le vieux péché européen d’être impressionnés par quelqu’un, simplement parce qu’il venait d’Hollywood. » Michael Caine

Mais l’envie de faire ce film est plus forte que les réserves, et loin de se laisser gagner par les difficultés, les acteurs donnent le meilleur d’eux-mêmes. Michael Caine, Donald Sutherland, Robert Duvall, Jenny Agutter, mais aussi Donald Pleasence, qui s’est beaucoup documenté sur Himmler avant de l’incarner, Judy Geeson et Anthony Quayle : tous apportent leur contribution à cette aventure. À leurs côtés, Treat Williams et Larry Hagman représentent les forces américaines. Malgré les difficultés rencontrées sur le tournage et les réserves exprimées par certains de ses interprètes, L’Aigle s’est envolé reste un très bon film de guerre, porté par une distribution particulièrement convaincante.

Fernand Garcia

L’Aigle s’est envolé, une édition Éléphant Films, disponible en Blu-ray à l’unité ou dans le coffret collector Michael Caine : 7 films cultes des années 60 aux années 90. Le coffret réunit Ipcress, danger immédiat (1965), Un hold-up extraordinaire (1966), Contre une poignée de diamants (1974), L’Aigle s’est envolé(1976), L’Île sanglante (1980), Élémentaire, mon cher… Lock Holmes (1988) et Business oblige (1990). Il est accompagné d’un livret de 24 pages, Sir Michael Caine, Cockney et Gentleman, signé Stéphane Du Mesnildot. Suppléments : Entretien avec Michael Caine. Entretien avec Jan Egleson. Présentation des films par Jean-Pierre Thoret, Olivier Père, Julien Comelli et Eddy Moine. Commentaires audio de Sidney J. Furie et Peter Hunt sur Ipcress, danger immédiat, et de Jan Egleson sur Business oblige. Bandes-annonces et galerie d’images. Un coffret 7 blu-ray ou 8 DVD. Masters restaurés en haute définition.

L’Aigle s’est envolé (The Eagle Has Landed), un film de John Sturges avec Michael Caine, Donald Sutherland, Robert Duvall, Jenny Agutter, Donald Pleasence, Anthony Quayle, Jean Marsh, Sven-Bertil Taube, Judy Geeson, Siegfried Rauch, John Standing, Treat Williams, Larry Hagman… Scénario : Tom Mankiewicz d’après le roman de Jack Higgins. Directeur de la photographie : Anthony Richmond. Décors : Peter Murton. Costumes : Yvonne Blake. Montage : Anne V. Coates. Musique : Lalo Schifrin. Producteurs : Jack Wiener et David Niven Jr. Production : Lew Grade – Associated General Films – ITC Entertainment. Etats-Unis – Royaume-Uni. 1975. 2h15. Couleur et Noir et blanc Format image : 2,35:1. Son : Version originale avec sous-titres français Stéréo et Version française Dual Mono. DTS-HD. Tous Publics.