Restaurations et Incunables 1/3 – Festival de la Cinémathèque, 2026

La section « Restaurations et Incunables », propose une sélection de raretés incontournables et de restaurations menées récemment en France et dans le monde. Un programme éclectique par nature qui, des classiques aux trésors cachés, comprend des projections de grands films absents des écrans depuis longtemps et des ciné-concerts. Cette section qui réunit aussi bien des classiques hollywoodiens, des films d’auteurs, des films muets, des films expérimentaux ou encore des films documentaires, met principalement en valeur le travail des archives, des ayants droit et des laboratoires.

Section Restaurations et Incunables, partie 1/3 :

L’An un (Anno uno, 1974) de Roberto Rossellini – 126 min – Avec Luigi Vannucchi, Dominique Darel, Valeria Sabel… L’Italie de l’après-guerre à travers le destin du leader démocrate-chrétien Alcide de Gaspari.

Le retour de Rossellini au cinéma, après douze ans de travail pour la télévision. À travers la figure d’Alcide De Gasperi, fondateur du Parti démocrate-chrétien, le cinéaste se penche sur la reconstruction politique italienne de l’après-fascisme. Une leçon d’histoire, qui témoigne de son admiration pour cet homme d’État emblématique. Ce film historique retrace la première année de reconstruction politique de l’Italie après la chute du fascisme et la fin de la Seconde Guerre mondiale. À travers une mise en scène sobre, Rossellini montre les débats politiques, les tensions sociales et les choix décisifs qui marquent la naissance de la République italienne. Fidèle à son approche didactique du cinéma dans les années 1960-1970, le réalisateur privilégie la reconstitution historique et le dialogue pour éclairer le fonctionnement de la démocratie et les défis de la reconstruction nationale. Restauration 4K par Cinegrell GmbH in Zürich pour le programme Locarno Heritage (Festival du film de Locarno), en collaboration avec Coproduction Office, Cinecittà et Minerva Pictures.

L’Arche (Dong furen, 1968) de Tang Shu-shuen – 91 min – Avec Lisa Lu, Roy Chiao, Hilda Chow Hsuan… Madame Tung, une veuve dévouée, doit être honorée par la cour avec l’établissement d’une arche de chasteté en son nom. Cependant, elle se surprend à développer des sentiments pour le capitaine Yang, qui séjourne dans son bureau et pour lequel sa fille éprouve également de l’affection.

Sous la dynastie Qing, une jeune veuve se voit ériger un arc de triomphe en l’honneur de ses vertus. Considérée comme la première femme cinéaste de Hong Kong, Tang Shu-shuen use d’expérimentations formelles – montage syncopé, zoom, surimpressions – pour traduire le tumulte émotionnel de Madame Tung. Filmé en noir et blanc par Subrata Mitra (chef opérateur attitré de Satyajit Ray), le portrait d’une femme déchirée entre désir et soumission. Un joyau tombé dans l’oubli.

Inspiré d’un épisode historique de la Chine impériale, le film se déroule sous la dynastie Qing et met en scène le destin d’une veuve vertueuse, Madame Tung, contrainte par les normes sociales de préserver l’honneur de sa famille après la mort de son mari. L’histoire explore les tensions entre devoir moral, désir personnel et rigidité des traditions confucéennes. Lorsque la veuve et sa fille recueillent un officier blessé, la situation fait naître des sentiments et des conflits intérieurs qui menacent l’ordre moral imposé par la société. Par son style épuré et contemplatif, L’Arche se distingue du cinéma commercial de Hong Kong de l’époque. Le film est aujourd’hui considéré comme l’une des œuvres fondatrices du cinéma d’auteur hongkongais, annonçant les renouvellements esthétiques qui apparaîtront plus tard. Restauration 4K par M+ au laboratoire Silver Salt Restoration, grâce au soutien de Chanel, à partir d’une copie 35 mm conservée par l’Université de Californie, le Berkeley Art Museum et le Pacific Film Archive, et d’une copie 35 mm provenant des archives du BFI.

Caméra Arabe (1987) de Férid Boughedir – 64 min

À partir des films phares des années 60 et 70, Boughedir retrace l’évolution du cinéma arabe et montre comment les cinéastes de cette Nouvelle Vague ont souhaité dépasser le simple divertissement pour aborder les problèmes de société, tout en affirmant une identité culturelle arabe. Avec les témoignages de Youssef Chahine, Merzak Allouache, Mohamed Lakhdar-Hamina ou Jocelyne Saab.

Boughedir met en lumière les grands moments, les figures majeures et les enjeux culturels et politiques qui ont marqué la production du cinéma arabe. Le documentaire accorde une place importante aux cinématographies nationales, notamment celle d’Égypte, longtemps centre majeur de l’industrie cinématographique arabe. À la fois œuvre pédagogique et hommage au septième art arabe, Caméra arabe offre une réflexion sur le rôle du cinéma dans les sociétés arabes et sur la manière dont les réalisateurs ont cherché à représenter leur histoire, leurs identités et leurs transformations. Séance présentée par le réalisateur Férid Boughedir. Restauration 4K par Cosmo Digital, supervisée par le CNC. Restauration du son par Diapason.

Les Cannibales (I Cannibali, 1969) de Liliana Cavani – 84 min – Avec Pierre Clémenti, Tomas Milian, Britt Ekland… Dans une société totalitaire, un jeune couple transgresse la loi qui interdit d’enterrer les corps des opposants tués par la police.

Des centaines de cadavres d’opposants gisent dans les rues d’un Milan dystopique, où une loi totalitaire interdit de déplacer les corps sous peine de mort. Défiant la loi et l’ordre établi, la jeune Antigone décide de braver l’interdiction et d’enfreindre la règle avec l’aide d’un mystérieux étranger venu de la mer. Relecture de la tragédie antique Antigone de Sophocle, le deuxième long métrage de Cavani transpose ce mythe dans un contexte contemporain marqué par l’autoritarisme et la contestation politique pour évoquer les dysfonctionnements d’une société aux dérives fascistes, dans le climat politique tendu de l’après-68. À travers cette fable politique aux accents allégoriques, Cavani interroge la violence du pouvoir, la désobéissance morale et la responsabilité individuelle face à l’injustice. Réalisé dans le climat agité de la fin des années 1960, Les Cannibales s’inscrit dans un cinéma engagé qui dialogue avec les tensions politiques et sociales de son époque. Restauration 4K par Cinegrell pour le Festival de Locarno et pour SND.

Carol for Another Christmas (1964) de Joseph L. Mankiewicz – 86 min – Avec Sterling Hayden, Ben Gazzara, Pat Hingle, Eva Marie Saint, Peter Sellers… À la veille de Noël 1964, vingtième anniversaire de la mort de son fils, le milliardaire Daniel Grudge rencontre son neveu Fred, professeur à l’université et pacifiste, qui lui reproche la cruauté de ses méthodes réactionnaires et isolationnistes. Sous le choc de cette discussion, Grudge passe une nuit agitée. Son sommeil est hanté par l’apparition de trois spectres qui lui montrent les horreurs de la guerre, l’hécatombe d’Hiroshima et les camps nazis.

À travers le voyage spectral d’un diplomate isolationniste, Mankiewicz revisite Dickens qu’il transpose au cœur de la Guerre froide. Une parabole audacieuse et sombre sur les dangers du repli nationaliste. Conçu comme une parabole morale et politique, le film plaide pour la solidarité internationale et le dialogue entre les peuples. Derrière la satire, produit dans le cadre d’une initiative de l’ONU, Carol for Another Christmas témoigne de l’humanisme du cinéaste qui mêle la tradition du conte de Noël à une réflexion engagée sur la paix et la responsabilité collective dans le monde contemporain. Conservation par UCLA Film & Television Archive, grâce au financement du John H. Mitchell Television Preservation Endowment.

Chameleon Street (1989) de Wendell B. Harris Jr. – 94 min – Avec Wendell B. Harris Jr., Timothy Alvaro, Dave Barber… Le film est basé sur la vie de William Douglas Street Jr., un arnaqueur originaire de la ville de Détroit, qui a réussi à se dissimuler comme un avocat, un journaliste sportif, un chirurgien, et autres.

Un escroc caméléon gravit les échelons au nez et à la barbe d’une société crédule. Doté d’un grand talent d’improvisation et d’une intelligence remarquable, le protagoniste trompe les institutions et les élites qui l’entourent, révélant au passage les failles des systèmes sociaux et professionnels. Satire féroce de l’ascension sociale et du racisme structurel, Chameleon Street associe humour noir, anti-héros autodidacte et sarcasmes pour raconter avec acuité l’identité afro-américaine et interroger les notions de réussite et de reconnaissance dans la société américaine. L’unique film de Wendell B. Harris, Grand Prix du jury à Sundance en 1990. Une œuvre marquante du cinéma indépendant américain de la fin des années 1980. Restauration 4K à partir des négatifs 35 mm originaux par Arbelos Films, bande sonore mono originale remasterisée en 24 bits à partir de la piste magnétique 35 mm originale par Audio Mechanics.

Charade (1963) de Stanley Donen, d’après la nouvelle The Unsuspecting Wife de Peter Stone et Marc Behm – 113 min – Avec Cary Grant, Audrey Hepburn, Walter Matthau, James Coburn… Aux sports d’hiver, une Américaine tombe amoureuse d’un séduisant célibataire. De retour à Paris, elle apprend le meurtre de son mari et elle va être poursuivie par d’étranges personnages, à la recherche d’un magot caché par la victime et dont elle ignore tout…

À Paris, trois malfrats traquent sans relâche une jeune Américaine, pour récupérer le butin que son mari, fraîchement assassiné, leur a volé. Avec Audrey Hepburn en Givenchy et un Cary Grant mystérieux, une sombre affaire de vengeance à l’esprit vif et à l’humour macabre, qui incarne avec éclat le style des années 60. Entre film d’espionnage, comédie romantique et thriller, Charade se distingue par son intrigue pleine de rebondissements, ses dialogues spirituels et son atmosphère raffinée. Souvent qualifié de « meilleur film d’Alfred Hitchcock que Hitchcock n’ait jamais réalisé », il demeure un classique du cinéma hollywoodien des années 1960. Restauration 4K en 2025 par StudioPost/NBCUniversal Company pour Universal.

Les Cinéphiles : Le Retour de Jean (1988) de Louis Skorecki – 73 min – Avec Nidam Abdi, Sébastien Clerger, Nathalie Coffre… Les Cinéphiles est un essai sur le cinéma à travers l’histoire de quelques adolescents qui ont pour point commun d’aller au cinéma. « A une époque où tous les films tournent autour du cinéma sans en parler, il était important de parler du cinéma, comme ça, simplement, sans tourner autour. »

« Tu vas vraiment voir ce film ? C’est nul, c’est des garçons et des filles qui parlent pendant une heure, sur n’importe quoi. » Dans le cadre strict de longs plans-séquences, de jeunes cinévores soliloquent sur les films qu’ils ont vus, ou qu’ils veulent voir. Mais dans un monde où, d’après l’auteur, le cinéma serait déjà mort depuis longtemps, ce dialogue semble vide de sens, loin de la cinéphilie des années 60. Apparitions hilarantes de Michel Cressole en critique désabusé par le septième art, et qui finit par uriner sur les murs du cinéma dont il sort excédé.

À mi-chemin entre fiction, essai et journal filmé, le film s’intéresse avec humour et mélancolie à la passion cinéphile et à la mémoire du cinéma. Le récit suit le personnage de Jean, cinéphile obsessionnel dont le retour devient le prétexte à une réflexion sur la place du cinéma dans la vie quotidienne et dans l’imaginaire de ceux qui le vivent comme une véritable vocation. Le film mêle discussions, souvenirs, extraits et situations souvent décalées, dans un esprit libre et très personnel. Proche de l’univers critique des Cahiers du cinéma, où Skorecki a longtemps écrit, Les Cinéphiles : Le Retour de Jean propose une méditation ironique et affectueuse sur la cinéphilie, ses rituels, ses mythologies et ses transformations à la fin du XXᵉ siècle. Séance présentée par Louis Skorecki et suivie d’un dialogue avec le cinéaste. Restauration en 2025 par Louis Skorecki et la Cinémathèque française.

Les Cinéphiles 2 : Eric a disparu (1989) de Louis Skorecki – 56 min – Avec Harold Manning, Sébastien Clerger, Marie Nester… Suite de l’essai sur le cinéma de Louis Skorecki à travers les relations de quelques jeunes cinéphiles.

Deux ados devant la Cinémathèque de Chaillot. « Ça ressemble à rien cet endroit. Enfin si, on dirait un décor de Brazil, bien sinistre… J’aimerais pas voir un film là-dedans, moi, tout le monde y a une gueule d’enterrement. » Le second épisode des Cinéphiles, dans lequel de jeunes gens échangent sur les films qu’ils aiment ou détestent, sous l’œil toujours délicieusement cruel du cinéaste, vent debout contre la muséification du cinéma.

Le film prend pour point de départ la disparition mystérieuse d’Éric, figure de cinéphile autour de laquelle s’organise une série de rencontres, de conversations et de digressions. À travers cette enquête volontairement flottante, Skorecki compose un portrait à la fois ironique et tendre d’une communauté de passionnés pour qui le cinéma est bien plus qu’un simple divertissement : un mode de vie, un langage commun et une manière de penser le monde. Mêlant fiction légère, improvisation et réflexion critique, Les Cinéphiles 2 : Eric a disparu poursuit ainsi la méditation personnelle du cinéaste sur la cinéphilie et ses mythologies. Séance présentée par le réalisateur Louis Skorecki. Restauration en 2025 par Louis Skorecki et la Cinémathèque française.

Le Client de la morte saison (1970) de Moshé Mizrahi – 90 min – Avec Claude Rich, Hénia Suchar, Hans Christian Blech… En Israël, un jeune Français occupe une chambre dans un hôtel qui appartient à un ancien nazi obsédé par son passé…

En Israël, un hôtelier allemand voit resurgir son passé de criminel de guerre nazi, lorsqu’il pense reconnaître dans un touriste français un ancien résistant qu’il a torturé. Tourné dans la chaleur de la région balnéaire d’Eilat, le premier succès du cinéaste israélien – avant l’oscarisé La Vie devant soi – confronte Claude Rich et Hans Christian Blech dans un huis clos psychologique, tendu et paranoïaque. Une plongée captivante dans les méandres de la psychologie humaine. Restauration en 4K par Studio TF1 Cinéma, à partir du négatif image original et du son magnétique français, avec le soutien du CNC.

Les Derniers Jours de Pompéi (Gli Ultimi giorni di Pompeii, 1913) de Eleuterio Rodolfi, d’après le roman Les Derniers Jours de Pompéi d’Edward Bulwer-Lytton – 107 min – Avec Fernanda Negri Pouget, Jean Fall, Eugenia Tettoni Fior… 79 après Jésus Christ. A Pompéi, le jeune Glauco est amoureux de la belle Jone, tandis qu’il est secrètement aimé de son esclave aveugle Nidia. Un jour, Glauco est injustement accusé du meurtre du curé Isis. Il est alors condamné à être jeté dans l’arène avec les lions, le jour même où le Vésuve entre en éruption.

D’après le roman d’Edward Bulwer-Lytton maintes fois adapté, l’histoire d’une esclave aveugle, éperdument amoureuse de son bienfaiteur romain, lui-même épris d’une femme convoitée par le grand prêtre égyptien Arbace. Passions, vengeances et philtres d’amour : des destins scellés par l’éruption grandiose du Vésuve, dans l’une des toutes premières grandes productions italiennes au succès mondial. Le récit mêle drame sentimental, intrigues amoureuses et rivalités politiques au sein de la ville, avant que la tragédie naturelle ne vienne anéantir ses habitants. À travers une reconstitution spectaculaire et un jeu d’acteurs typique du cinéma muet, le film cherche à capturer à la fois l’atmosphère quotidienne de Pompéi et l’ampleur dramatique de la catastrophe. Œuvre emblématique du cinéma italien du début du XXᵉ siècle, Les Derniers Jours de Pompéi illustre les ambitions du cinéma de l’époque pour mêler spectacle visuel, narration dramatique et grandeur historique. Accompagnement musical par un pianiste issu de la classe d’improvisation de Jean-François Zygel. Restauration par le Museo Nazionale del Cinema (Turin) et la Cineteca di Bologna.

Dune (1984) de David Lynch, d’après la saga Dune de Frank Herbert – 137 min – Avec Kyle MacLachlan, Jürgen Prochnow, Francesca Annis, Sting, Max von Sydow, Brad Dourif, Sean Young… La saga du guerrier intergalactique Paul Atréides et de son ascension messianique pour conduire son peuple luttant pour sa survie. Le jeune héros mène ses guerriers contre un baron maléfique et tente de mettre fin à un trafic d’« épices » à l’échelle de la galaxie.

Adaptation cinématographique ambitieuse et tourmentée du roman de Frank Herbert, Dune abrite un univers visuel foisonnant, baroque, saturé de visions organiques et d’imageries mystiques. Chaque décor semble respirer la folie d’un monde en guerre derrière la violence d’un montage brutal et d’une production chaotique. Un blockbuster métaphysique, où l’esthétique lynchienne se heurte à l’ampleur d’une saga complexe à dompter. Malgré un accueil critique et public mitigé à sa sortie, Dune est devenu une œuvre culte du cinéma de science-fiction pour son audace visuelle et son approche singulière de l’adaptation d’une œuvre littéraire complexe. Séance présentée par Thierry Jousse. Restauration 4K supervisée par Koch Films, à partir du négatif original 35 mm scanné en 4K chez Technicolor à Hollywood, et étalonné chez Überproductions à Stuttgart et LSP Medien à Uelzen, selon les éléments de référence fournis par Lionsgate Entertainment et Universal Pictures. Ressortie en salles par Les Acacias.

Festival de la Cinémathèque : Sans la connaissance de notre passé, notre futur n’a aucun avenir. C’est pourquoi le passé est un présent pour demain.

Le Festival de la Cinémathèque (ex « Toute la mémoire du monde »), le Festival international du film restauré fête ses 13 ans avec une riche sélection de restaurations prestigieuses accompagnées d’un impressionnant programme de rencontres, de ciné-concerts et de conférences.

Moment privilégié de réflexion, d’échange et de partage qui met l’accent sur les grandes questions techniques et éthiques qui préoccupent cinémathèques, archives et laboratoires techniques mais aussi, bien évidemment (on l’espère encore !), éditeurs, distributeurs, exploitants et cinéphiles, le Festival de la Cinémathèque, né dans le contexte de basculement du cinéma dans l’ère du numérique, propose une fois de plus, cette année encore, une programmation exceptionnelle en donnant à voir aux spectateurs les chefs d’œuvre comme les œuvres moins connues (curiosités, raretés et autres incunables) du patrimoine du cinéma. Avec toujours un élargissement « Hors les murs » dans différentes salles partenaires de la manifestation à Paris et banlieue parisienne, puis, dans la continuité du festival francilien, en partenariat avec l’ADRC (Agence nationale pour le développement du cinéma en régions), plusieurs films qui tourneront après le festival dans des cinémas en régions, pour sa treizième édition, le Festival International du film restauré, renommé depuis l’année dernière « Festival de la Cinémathèque », s’affirme comme étant l’immanquable rendez-vous dédié à la célébration et à la découverte du patrimoine cinématographique mondial.

Créé par La Cinémathèque française en partenariat avec le Fonds Culturel Franco-Américain et Kodak, et avec le soutien de ses partenaires institutionnels et les ayants droit essentiels aux questions de patrimoine, ce festival est incontournable pour les cinéphiles passionnés, les amoureux du patrimoine cinématographique, les archivistes, les historiens, les chercheurs et autres curieux. Riche et foisonnante, la programmation du festival nous propose un panorama très éclectique des plus belles restaurations réalisées à travers le monde et salue ainsi non seulement le travail quotidien des équipes des différentes institutions, mais nous fait également prendre toute la mesure de la richesse incommensurable de cet Art qui n’a de cesse de témoigner tout en se réinventant tout le temps.

Cinq jours durant, dans 12 cinémas (La Cinémathèque française, La Filmothèque du Quartier Latin, Le Christine Cinéma Club, Ecoles Cinéma Club, La Fondation Jérôme Seydoux – Pathé, Le Reflet Médicis, Le Grand Action, L’Archipel, L’Alcazar, Le Vincennes, Le Centre Wallonie-Bruxelles et la plateforme VOD HENRI) le Festival de la Cinémathèque propose cette année encore, près d’une centaine de séances de films rares et/ou restaurés présentés par de nombreux invités et répartis en différentes sections pour célébrer le cinéma de patrimoine et fêter en beauté son treizième anniversaire.

Afin de ne rien manquer de cet évènement, rendez-vous à La Cinémathèque française et dans les salles partenaires du festival du 11 au 15 mars.

Steve Le Nedelec