Section « Restaurations et Incunables » partie 2/3 :
La section « Restaurations et Incunables », propose une sélection de raretés incontournables et de restaurations menées récemment en France et dans le monde. Un programme éclectique par nature qui, des classiques aux trésors cachés, comprend des projections de grands films absents des écrans depuis longtemps et des ciné-concerts. Cette section qui réunit aussi bien des classiques hollywoodiens, des films d’auteurs, des films muets, des films expérimentaux ou encore des films documentaires, met principalement en valeur le travail des archives, des ayants droit et des laboratoires.
L’Evaporation de l’homme (Ningen jōhatsu, 1967) de Shōhei Imamura – 130 min – Avec Shōhei Imamura, Shigeru Tsuyuguchi, Yoshie Hayakawa… M. Oshima, un agent commercial de trente ans, a disparu. Sa fiancée lance un avis de recherche et part avec une équipe de tournage pour enquêter sur cette disparition. Au fil des recherches se dessine le portrait d’un homme rustre, timide, peu efficace dans son travail, qui aimait boire et séduire. Celui-ci n’a plus donné signe de vie après avoir empoché une somme d’argent qui devait revenir à son entreprise.

Comme des dizaines de milliers de Japonais qui disparaissent chaque année, le représentant de commerce Tadashi Oshima, 32 ans, s’est volatilisé sans laisser de trace. Imamura embauche un acteur pour mener l’enquête en compagnie de la fiancée du disparu. À mesure que l’enquête progresse, les témoignages et les pistes révèlent les tensions sociales, économiques et psychologiques qui peuvent pousser certaines personnes à « s’évaporer ». À travers cette investigation, Imamura brouille volontairement les frontières entre fiction et réalité. Les méthodes du documentaire se mêlent à des dispositifs narratifs expérimentaux, allant jusqu’à montrer la fabrication même du film. L’œuvre devient ainsi une réflexion sur la vérité, la représentation et la société japonaise des années 1960. Avec ce film audacieux, Imamura propose une exploration fascinante du phénomène des disparitions volontaires – appelées jōhatsu au Japon – tout en questionnant le rôle du cinéma dans la construction du réel.
Ginza Cosmetics (Ginza keshō, 1951) de Mikio Naruse, d’après le roman Le Fard de Ginza de Tomoichirō Inoue – 87 min – Avec Kinuyo Tanaka, Ranko Hanai, Kyōko Kagawa… Setsuko est serveuse dans le quartier de Ginza. Mais elle doit rembourser ses dettes à son patron si elle veut garder son emploi. Une amie lui conseille de devenir la maîtresse d’un homme riche. Ce portrait réaliste d’une femme dans le Tokyo de l’après-guerre marque le début de la période de maturité de Naruse.

Quelques jours dans la vie d’une geisha tourmentée, mère célibataire qui tente de subvenir aux besoins de son fils. Observateur attentif de la condition féminine, Mikio Naruse dépeint avec sensibilité la vie nocturne des bars animés du quartier de Ginza dans le Tokyo d’après-guerre. À travers le portrait de cette femme et de celles qui l’entourent, Naruse explore les difficultés économiques et les compromis auxquels sont confrontées les femmes dans le Japon d’après-guerre. Le film met en lumière leurs espoirs, leurs désillusions et leur solidarité dans un environnement marqué par la précarité et les attentes sociales. Avec son regard lucide et empathique, Naruse livre une chronique sociale délicate, caractéristique de son cinéma, attentive aux destins ordinaires et aux luttes silencieuses des femmes dans la société japonaise. D’une justesse poignante, son œuvre douce-amère fait écho au mouvement néoréaliste qui fleurit alors en Europe. Restauration 4K de Kokusai Hoei Co., Ltd., supervisée par Toho Archive Co., Ltd. Au cinéma le 15 avril 2026, distribué par Carlotta Films.
Leaving Las Vegas (1995) de Mike Figgis, d’après le roman Leaving Las Vegas de John O’Brien – 111 min – Avec Nicolas Cage, Elisabeth Shue, Julian Sands… Après avoir été licencié de la société de production où il travaillait, Ben, scénariste alcoolique, part pour Las Vegas avec l’intention de s’y perdre entièrement. Installé dans un hôtel miteux, à proximité des bars ouverts jour et nuit, il rencontre Sera, une prostituée dont il tombe amoureux. Elle choisit de l’héberger et l’accompagne dans sa déchéance, tandis qu’une relation intense et fragile se noue entre eux, au cœur des excès de la ville.

Scénariste récemment licencié, Ben s’installe à Las Vegas et décide de boire jusqu’à la mort. Tiré du roman de John O’Brien (qui mit fin à ses jours peu avant la sortie du film), le portrait désespéré d’un alcoolique suicidaire, qui noue une relation amoureuse avec une prostituée, comme dernier recours contre la douleur. Dans l’atmosphère nocturne et mélancolique de la ville, leur relation se construit autour d’un pacte implicite : ne pas juger l’autodestruction de l’autre. Le film explore ainsi la solitude, la dépendance et le besoin d’affection chez deux êtres marginalisés. Avec sa mise en scène intimiste et son ton profondément tragique, Leaving Las Vegas propose une histoire d’amour hors norme, portée par l’interprétation bouleversante de Nicolas Cage, dont la performance oscarisée est impossible à imaginer sans celle d’Elisabeth Shue. Restauration 4K en 2025 par MGM en partenariat avec StudioCanal. L’étalonnage a été approuvé par le réalisateur Mike Figgis.
Le Maître du logis (Du skal ære din hustru, 1925) de Carl Theodor Dreyer, d’après la pièce Tyrannens fald de Svend Rindom – 106 min – Avec Johannes Meyer, Astrid Holm, Mathilde Nielsen… Viktor se comporte en véritable tyran avec sa jeune femme Ida, qu’il traite en esclave. Malade, Ida part se reposer à la campagne à l’insu de son mari et c’est Mads, la vieille nourrice de Viktor, qui s’installe en maîtresse dans l’appartement. Viktor, devant l’autorité de la vieille femme, va peu à peu comprendre le mal qu’il faisait à la sienne.

La revanche d’une femme au foyer qui, avec l’aide d’une nourrice intraitable, renverse la situation face à un chef de famille tyrannique. En avance sur son temps, Dreyer livre une réflexion, riche en détails et pleine d’esprit, sur la vie domestique et conjugale, les rapports de pouvoir dans la famille et la valeur du travail invisible des femmes. Avec sa mise en scène attentive aux gestes du quotidien et à l’intimité du foyer, Dreyer livre une comédie dramatique humaniste qui questionne les normes patriarcales tout en esquissant un plaidoyer pour le respect et l’égalité au sein du couple. Un joyau du cinéma muet, énorme succès en France, qui vaut au cinéaste danois de se voir confier la réalisation de La Passion de Jeanne d’Arc en 1928. Accompagnement musical par Gaspar Claus (violoncelle) et Sylvain Rabourdin (violon). Clôture du Festival. Projection spéciale présentée par Pauline de Raymond, Jean-François Rauger et Frédéric Bonnaud. Restauration 2K en 2010 par Danish Film Institute (Danske Filminstitut).
Manège (1986) de Jacques Nolot – 12 min – Avec Jacques Nolot, Frédéric Pierrot, Héloïse Mignot… Max, homosexuel de 40 ans qui joue les hétéros, drague dans les gares et emmène ses « proies » au bois de Boulogne.
Manège raconte la relation passionnelle et destructrice entre un homme d’âge mûr et un jeune amant dont il devient progressivement dépendant, sur les plans affectif, matériel et émotionnel. À travers cette histoire d’amour marquée par la jalousie, la manipulation et la fragilité des sentiments, Nolot explore les mécanismes de l’emprise et de l’autodestruction. Le récit s’inscrit dans un univers nocturne et marginal, où se croisent désir, solitude et illusions sentimentales. Œuvre intense et autobiographique, Manège se distingue par sa sincérité brute et son regard sans complaisance sur les relations amoureuses, annonçant les thèmes intimes et confessionnels qui traverseront l’ensemble du cinéma de Jacques Nolot. Premier court métrage de Jacques Nolot, à l’origine de son film, La Chatte à deux têtes (2002). Séance présentée par Jacques Nolot. Restauration par Jacques Nolot et la Cinémathèque française au laboratoire TransPerfect Media, à partir des négatifs 16 mm.
L’Arrière-pays (1998) de Jacques Nolot – 92 min – Avec Jacques Nolot, Henri Gardey, Henriette Sempé… Après dix ans d’absence, Jacques Pruez, comédien de seconds rôles revient au pays pour assister aux derniers jours de sa mère. Il loge chez ses tantes Aimée et Jeofrette et renoue avec le passé et les ragots du village. Son père, Yvan, compte sur lui pour assurer ses vieux jours, tandis que son frère Alain ne veut surtout pas s’occuper du « vieux » quand leur mère sera morte. Prisonnier de son enfance, de son village, du passe, Jacques erre la nuit dans les rues et revit les moments qui ont fait qu’il est différent des autres membres de sa famille.

Acteur célèbre de seconds rôles, Jacques retourne dans son Gers natal, où il se confronte à son passé et aux ragots du village. Dans un premier long métrage autobiographique, Nolot explore les thèmes de la mémoire, de l’exil intérieur et du sentiment d’appartenance. Avec son style intimiste et dépouillé, Nolot livre un portrait sensible du retour aux racines et du malaise de celui qui ne se sent plus tout à fait chez lui, ni dans la ville qu’il a quittée ni dans la terre qui l’a vu naître. Avec L’Arrière-pays, Nolot règle ses comptes et démonte frontalement les préjugés sur la célébrité et l’homosexualité. Séance présentée par Jacques Nolot. Restauration par Jacques Nolot et la Cinémathèque française au laboratoire TransPerfect Media, à partir des négatifs 16 mm.
Mephisto (1981) de István Szabó, d’après le roman Mephisto de Klaus Mann – 140 min – Avec Klaus Maria Brandauer, Krystyna Janda, Ildikó Bánsági… Dans les années 20 en Allemagne. Hendrik Höfgen est un comédien ambitieux, prêt à tout pour réussir, y compris fermer les yeux sur l’ascension des Nazis dans son pays.

Prêt à tout pour briller sous le régime nazi, un comédien opportuniste sacrifie ses convictions jusqu’à devenir une figure officielle du théâtre soutenu par le régime. À travers ce parcours, le film explore les tensions entre ambition artistique, opportunisme et responsabilité morale face à une dictature. Prix du scénario à Cannes, Oscar du meilleur film en langue étrangère, le portrait implacable d’un artiste devenu pantin politique dans un récit d’ambition dévorante et de corruption intime. Une réflexion glaçante portée par la performance magistrale de Klaus Maria Brandauer. Restauration 4K par le National Film Institute Hungary, supervisée par István Szabó.
Pas très catholique (1994) de Tonie Marshall – 97 min – Avec Anémone, Roland Bertin, Michel Roux, Grégoire Colin… L’histoire d’un privé dont une des enquêtes dérape vers la grosse affaire, celle qui relève habituellement de la police. La particularité de ce privé est que c’est une femme de quarante ans, libre et moderne.

Portrait d’une détective privée indocile, Pas très catholique s’impose comme une comédie culottée, une chronique sociale pleine de fantaisie, entièrement dédiée à la gloire d’Anémone. Avec son ton à la fois ironique et mélancolique, Pas très catholique revisite les codes du film noir à travers le regard singulier de Tonie Marshall et offre à Anémone un rôle de détective atypique, à la fois fragile, drôle et profondément humaine. En héroïne féministe à la joyeuse insolence, elle illumine le deuxième essai de Tonie Marshall, déjà marqué par son impeccable sens du rythme. Restauration 4K pour SND par TransPerfect Media, supervisée par FILMO.
Performance (1970) de Nicolas Roeg et Donald Cammell – 105 min – Avec James Fox, Mick Jagger, Anita Pallenberg… Chas, un gangster sadique en cavale, trouve refuge à Notting Hill chez l’étrange Turner, une rockstar droguée sur le déclin. Entre ces deux individus hors normes, la fascination est mutuelle.

Un gangster en fuite trouve refuge chez une rock star décadente. Dans cet univers étrange et décadent, les identités commencent à se brouiller : le monde brutal du crime se mêle à celui, hallucinatoire, du rock et de la contre-culture londonienne. Le film se distingue par sa mise en scène audacieuse, son montage expérimental et son atmosphère hypnotique. Le duo formé par James Fox et Mick Jagger transforme une étrange danse de domination et de métamorphose en trip hallucinatoire à la mise en scène éclatée. Bousculant toute logique narrative, œuvre singulière à la croisée du film de gangsters et de l’expérimentation psychédélique, Performance, s’impose comme un labyrinthe sensoriel, qui sonde les masques sociaux jusqu’à un climax incandescent. Performance est devenu avec le temps un film culte, emblématique de l’esthétique psychédélique et des bouleversements culturels de la fin des années 1960. Séance présentée par Olivier Snanoudj. Restauration 4K par Warner à partir des copies 35mm Technicolor d’origine.
Pierre ou les ambiguïtés (2001) de Leos Carax, d’après le roman Pierre ou les Ambiguïtés d’Herman Melville – 180 min – Avec Guillaume Depardieu, Catherine Deneuve, Laurent Lucas… Pierre, romancier à succès, vit avec sa mère, Marie, dans un luxueux château en Normandie. Chaque matin Pierre part sur sa moto, rendre visite à Lucie, sa fiancée. Un jour, il rencontre en chemin une femme à la beauté inquiétante : Isabelle.

D’après Pierre ou les Ambiguïtés de Herman Melville, Carax signe un essai filmique, réflexion sur l’impossible adaptation et la solitude, doublée d’une parodie du mélodrame gothique. Mêlant réalisme et lyrisme, le film se distingue par sa mise en scène poétique et la profondeur psychologique de ses personnages, révélant les ambiguïtés de l’amour et de la quête de soi. Fidèle à l’univers singulier de Carax, Pierre ou les ambiguïtés offre une expérience contemplative et troublante, oscillant entre sensibilité et intensité dramatique. Plus proche d’une exploration intérieure que d’un récit, le film brouille les pistes, interroge le désir et les identités flottantes. Un objet rare, profondément fascinant.nSéance présentée par Caroline Champetier et suivie d’une discussion entre Leos Carax et le public. Restauration en 2025 par Leos Carax, Arena Films et la Cinémathèque française, au laboratoire Eclair Classics.
Pink Narcissus (1971) de James Bidgood – 71 min – Avec Bobby Kendall, Don Brooks, Charles Ludlam… Seul dans son appartement, un jeune gigolo s’invente un monde dont il est le héros.

Film expérimental, Pink Narcissus raconte, de manière onirique et sensuelle, la vie intérieure d’un jeune prostitué à New York, explorant ses fantasmes et désirs dans un univers entièrement fabriqué à la main. Tout en couleurs, voiles et autres néons, un fantasme queer, façonné pendant sept ans dans l’appartement de James Bidgood. Le film se distingue par son esthétique flamboyante, avec des décors artisanaux, des couleurs saturées et des compositions visuelles rappelant la photographie et la peinture. Véritable ode à l’érotisme et à l’imaginaire queer, Pink Narcissus est devenu un classique culte du cinéma underground, célébré pour son style visuel unique et son approche poétique de la sexualité. Longtemps attribué à un auteur anonyme, Pink Narcissus révèle la précision artisanale et la liberté absolue du cinéaste, créateur d’une rêverie sensuelle sur le désir masculin, inspirée par Les Chaussons rouges et l’actrice Maria Montez. Restauration par UCLA Film & Television Archive à partir d’un internégatif 35 mm, d’une copie 35 mm et d’un négatif son 35 mm.
La Prière aux étoiles (1941) de Marcel Pagnol – 85 min – Avec Pierre Blanchar, Josette Day, Julien Carette… Florence rencontre Pierre à la foire du Trône. Ils se jurent un amour éternel et partent à Cassis sous le soleil du Midi. Cependant la jeune fille a un lourd passé de femme entretenue. Son protecteur, Dominique, a la délicatesse de s’effacer. Mais Pierre, par son intransigeance, est prêt à tout gâcher. Pourtant la douceur et l’amour pur de Florence réussiront à apaiser sa colère.

Après Marius, Fanny et César, Pagnol débute le tournage d’une nouvelle trilogie à l’été 1941 : La Prière aux étoiles met en scène Florence, Dominique et Pierre, un triangle amoureux de l’entre-deux-guerres, entre les Calanques du Midi et Paris. Mais lorsque la Continental tente de prendre le contrôle du film, Pagnol détruit les bobines, reléguant ce projet ambitieux au rang d’œuvre perdue. Ce drame romantique inabouti illustre à la fois les aspirations artistiques profondes de Pagnol et les tumultes historiques qui ont empêché sa réalisation complète. 83 ans plus tard, en 2023, 80 minutes de copies de travail sont exhumées. Trouvaille fabuleuse d’une grande œuvre inachevée, totalement inédite. Séance présentée par Nicolas Pagnol, Valécien Bonnot-Gallucci, Julien Ferrando et Béatrice de Pastre. Montage et restauration du son chez L.E. Diapason par Léon Rousseau et Julien Ferrando, avec le soutien de la SATT Sud-Est, dans le cadre du projet « Les sons de Marcel Pagnol » porté par Julien Ferrando (Aix-Marseille Université, UMR IDEAS / CNRS).
Festival de la Cinémathèque : Sans la connaissance de notre passé, notre futur n’a aucun avenir. C’est pourquoi le passé est un présent pour demain.
Le Festival de la Cinémathèque (ex « Toute la mémoire du monde »), le Festival international du film restauré fête ses 13 ans avec une riche sélection de restaurations prestigieuses accompagnées d’un impressionnant programme de rencontres, de ciné-concerts et de conférences.
Moment privilégié de réflexion, d’échange et de partage qui met l’accent sur les grandes questions techniques et éthiques qui préoccupent cinémathèques, archives et laboratoires techniques mais aussi, bien évidemment (on l’espère encore !), éditeurs, distributeurs, exploitants et cinéphiles, le Festival de la Cinémathèque, né dans le contexte de basculement du cinéma dans l’ère du numérique, propose une fois de plus, cette année encore, une programmation exceptionnelle en donnant à voir aux spectateurs les chefs d’œuvre comme les œuvres moins connues (curiosités, raretés et autres incunables) du patrimoine du cinéma. Avec toujours un élargissement « Hors les murs » dans différentes salles partenaires de la manifestation à Paris et banlieue parisienne, puis, dans la continuité du festival francilien, en partenariat avec l’ADRC (Agence nationale pour le développement du cinéma en régions), plusieurs films qui tourneront après le festival dans des cinémas en régions, pour sa treizième édition, le Festival International du film restauré, renommé depuis l’année dernière « Festival de la Cinémathèque », s’affirme comme étant l’immanquable rendez-vous dédié à la célébration et à la découverte du patrimoine cinématographique mondial.
Créé par La Cinémathèque française en partenariat avec le Fonds Culturel Franco-Américain et Kodak, et avec le soutien de ses partenaires institutionnels et les ayants droit essentiels aux questions de patrimoine, ce festival est incontournable pour les cinéphiles passionnés, les amoureux du patrimoine cinématographique, les archivistes, les historiens, les chercheurs et autres curieux. Riche et foisonnante, la programmation du festival nous propose un panorama très éclectique des plus belles restaurations réalisées à travers le monde et salue ainsi non seulement le travail quotidien des équipes des différentes institutions, mais nous fait également prendre toute la mesure de la richesse incommensurable de cet Art qui n’a de cesse de témoigner tout en se réinventant tout le temps.
Cinq jours durant, dans 12 cinémas (La Cinémathèque française, La Filmothèque du Quartier Latin, Le Christine Cinéma Club, Ecoles Cinéma Club, La Fondation Jérôme Seydoux – Pathé, Le Reflet Médicis, Le Grand Action, L’Archipel, L’Alcazar, Le Vincennes, Le Centre Wallonie-Bruxelles et la plateforme VOD HENRI) le Festival de la Cinémathèque propose cette année encore, près d’une centaine de séances de films rares et/ou restaurés présentés par de nombreux invités et répartis en différentes sections pour célébrer le cinéma de patrimoine et fêter en beauté son treizième anniversaire.
Afin de ne rien manquer de cet évènement, rendez-vous à La Cinémathèque française et dans les salles partenaires du festival du 11 au 15 mars.
Steve Le Nedelec
